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Partir ou aller vers

Il y a un an…

- C’est peut-être toujours le premier mot qui est difficile. Et puis ensuite, l’eau continue de couler lentement dans la rivière, la première goutte de pluie, la première secousse sur terre, un instant réel d’éphémère et le reste suit.

Ce matin à l’horizon, c’est une lumière bleu sapin qui s’étire entre les arbres. Et dans le ciel, quelques nuages clairsemés, blancs, avec une fine particule de gris pâle sur le coton visible. Les oiseaux chantent et je frissonne, la fraîcheur du début du jour glisse sur le sommet de ma tête et descend lentement dans mon dos ; il fait même froid.

Il y avait cette mouche posée sur la porte-fenêtre entrouverte. Elle est là depuis hier soir faisant des aller-retour incessant entre la vitre de droite et celle de gauche donnant sur la cour de l’entrée. Je me suis dit qu’elle ne partirait jamais, qu’elle était bien trop bête pour voir la fenêtre ouverte sur le dehors. Et puis, non ! Cette pensée eu à peine le temps de s’installer que cette petite mouche trop bête disparut dans un babillement d’aile de petite mouche finalement pas plus stupide que n’importe qui… Il est commun aux êtres de ne pas remarquer tout de suite les choses vraiment évidentes, proche des yeux et de la raison, et du cœur ! une fenêtre ouverte qui donne sur un jardin par exemple ou bien un trou béant qui traîne juste devant les paupières non closes, assez grand pour au moins mille libertés. -

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©lestoilesdujeu

Une voix souffle : « Peut-être au lieu de penser qu’il est temps de partir, fallait-il penser qu’il est temps d’y aller. Aller vers… »

************

Partir c’est aller dans l’inconnu en quittant, son foyer, son havre de paix, en laissant derrière, tourner le dos et ne plus vouloir regarder… Partir c’est mourir en s’éclipsant, dans un silence, partir c’est penser jamais plus

Aller vers, c’est prendre appui sur lui, rebondir même, devant et aller vers son avenir avec confiance, c’est aller en sachant

Celui qui sait n’a plus peur, il sait, non plus avec les mots mais avec ce qui est

Il va avec hier, aujourd’hui, demain

Deux mains, la tienne, la mienne

Aller vers c’est naître, encore et encore… Aller vers c’est penser toujours

Toujours parle d’éternité

Car je ne te quitte pas, tu restes… tu restes

Et toi, que choisis-tu ?

L’Aborigène

Il y avait tout un tas de raisons à son départ. Il y avait tout un tas de raisons à son au revoir.

Il n’était pas en fuite. Il n’était pas malade. Il n’était pas malheureux. Il n’était pas ce que tu voyais de lui.

Il était toujours autre. Il était toujours en-dehors de ta réalité. Il était un migrateur. Il était ce que tu ne voyais pas de lui.

Quoi que tu fasses, quoi que tu dises, rien ne pouvait s’accorder. Rien ne pouvait vous accorder ensemble. Rien ne pouvait plus vous accorder ensemble.

Les regards ricochent l’un contre l’autre comme la pierre qui ne veut pas rentrer dans l’eau.

Alors, pourquoi rester ?

Et puis surtout, pourquoi partir ?

Il avait rendez-vous. Rendez-vous avec l’Aborigène. Le premier. L’originel.

C’est celui qui t’apprend à marcher. À lever un pied puis l’autre lorsque l’immobilité se creuse dans tes membres et ton ombre silencieuse. L’Aborigène, c’est le passeur. C’est le pas sûr. Le pas sur l’autre rive, le continent vierge, inexploré.

Des rendez-vous, il y en avait eu. Mais trop peu de fois il avait su saisir le temps opportun. Au temps en emporte un lapin.

Le lapin blanc passé trop vite.

Le lapin posé là et jamais là.

Le lapin qui se décide, qui se dessine trop tard. Quand l’autre, l’Aborigène, n’est plus. Éclipsé fugace dans l’inconscient.

Cet Aborigène là, on le nomme Lapeur. Cet Aborigène là, a réponse à tout, est réponse de tout.

L’aiguille du temps continue. Et l’aiguille du rail ne bouge plus. C’est Lapeur. Alors, comprends-tu pourquoi je ne peux plus être là ? Je dois partir. J’ai rendez-vous.

Et l’aiguille tourne à l’envers et le rail s’en va, droit.

Et si toi tu ne peux pas comprendre alors qui le peut ? Des lapins ?

L’Aborigène.

Dis moi pour te ressentir

#11 Antonín Dvořák - Symfonie č. 9 e moll « Z nového světa [Symphonie n°9 en mi mineur du Nouveau Monde] (1893)

*Je ne sais pas pourquoi je l’aime, cette musique; et *je ne veux pas comprendre.

©lestoilesdujeu rudolfinum

©lestoilesdujeu
Le monde tourne et *je n’ai plus de corps. Les larmes tombent et *je n’ai plus mal.

Insomaniaque en s’éveillant

Joyeux Noël

Et si comme moi parfois le sommeil se lasse, pour s’occuper au moins le coeur, aimez vos étoiles.

©lestoilesdujeu  Prague, Czech

©lestoilesdujeu
Prague, Czech

Toi en lévitation

Et ce gouffre

Immense

Entre nous.

Evasionne moi

*Je n’avais pas prévu, rien du tout, cet état d’être. *Je n’ai pas compris pourquoi, comment, c’était possible.

Ces instants, splendide nature, dehors, en-dehors, *je n’étais pas là, *je n’y étais pas. En-dedans, adieu profondeur et vertige. Un juste milieu
Subis.

Et là, entre moi et le monde, abysse.

Un décalage d’ardeur. Plus de pleurs, ni de couleurs.

Ni
D’émotions.

C’est le Fantôme.
Choc. Il arrive sans crier. Comme un coup au cœur, tu le remarques dans l’expérience.

Et pour me revenir,

Juste une violence

Suffit.

 


Auteur*

lestoilesdujeu

Toi ici par hasard ou par on-dit, voici en bref ce que tu trouveras sur cette toile...

Une vie comme tant d'autres, un crayon, des sons, des images et un hommage à la vie, pour ce qu'elle donne et reprend.
L'envie de partager ces quelques bribes avec vous, inconnu ou non. L'envie de partager avec ce que *je suis aussi, pour me créer peut-être et me trouver un jour.

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